Partager l'article ! salariés de l'aérien mais pas moins que rien !!!: Restreindre le droit de grève des salariés des compagnies aériennes et de leurs sous-trait ...
Restreindre le droit de grève des salariés des compagnies aériennes et de leurs sous-traitants, à la veille de grandes réformes sociales et des élections présidentielles est un coup monté. Sur
fond de dialogue social et d’informations aux passagers, c’est bien une liberté d'expression de la France d'en Bas des travailleurs que l’on veut ligoter.
Devoir s’afficher individuellement 48 heures au préalable auprès de l’entreprise est inacceptable. C’est ensemble que l’on fait grève, c’est ensemble que l’on défend ses droits.
Si cette loi est adoptée, la Direction connaissant à l’avance le nombre et l’identité des grévistes, aura toute latitude pour s’organiser et multiplier les pressions envers les salariés déclarés.
Comment négocier alors ?
C’est une vraie attaque contre les salariés qui subissent déjà des fusions, des restructurations, des transferts par filialisation, des abandons de désertes, des pressions pour faire en 25 minutes ce qui devrait être fait en 35 ...etc
Quand le projet s'articule sur la défense des usagers, il est surtout sur un renforcement du droit féodal des actionnaires et dirigeants dans les entreprises de ce secteur.
Dés novembre, les syndicats ont notifié au gouvernement leur indignation à l’annonce de cette attaque intolérable de notre liberté fondamentale qui est celle du droit de grève.
Chacun d’entre vous jugera du paradoxe de ce gouvernement qui prône le dialogue social et qui en même temps tente de passer en force !
Votre engagement de citoyen français est absolument nécessaire. C’est notre pouvoir de revendication nationale et d’entreprise qui est en jeu et donc par delà la qualité la diversité voire
la sécurité du service de transport aérien.
Oui faire voler des avions demandent des salariés non bayonnés, dignes, responsables de leurs actes et des conditions d'exercice de leur professions et qui puissent dire NON si le capitaine , le patron, ou le donneur d'ordre veut passer trop près des côtes ....